La police du Sud Ouest utilise des drones depuis l’été

Oui, ce n’est pas la première fois que la police utilise des drones, mais cette fois ci, la police les utilise pour des raisons plus précises.

Détection des comportements à risque, suivi de chauffards, l’objectif des drones est d’avoir une vue plus précise de l’ensemble.

L’essai a démarré cet été dans le sud Ouest et le retour d’expérience est pour l’instant très positif puisque les informations que la police obtient avec les drones est beaucoup plus exploitable qu’une informations de l’instant au sol. Avec une vision globale du site, le drone permet de donner de la hauteur, au sens propre comme au sens figuré du terme. La conséquence reste donc évidement de pouvoir juger une situation avec plus d’informations. En étant sur les côtés des routes et à plus de 100M d’altitude, la police est capable de réaliser des tracés, de comprendre s’il s’agit d’une accélération pour doubler ou d’un comportement dangereux, ou encore d’observer les distances de sécurité.

Les drones, un moyen au service de la police et au service de la sécurité des automobilistes.

Un nouveau moyen donc qui ne se pose pas contre les automobilistes, mais qui se pose pour eux puisqu’il sera évidement plus facile de juger un comportement exceptionnel et donc d’arrêter des successions de comportements à risque plus que de simples infractions parfois nécessaire pour se sortir d’une mauvaise passe.

Les policiers sont donc sur le pont avec cette nouvelle technologie qui est déjà identifié comme l’outil d’analyse du futur.

Aujourd’hui les modèles de drone utilisé ne sont que des modèles simples, de type phantom ou inspire, mais l’avenir leur permettra d’aller plus loin et de faire a priori les premiers calculs de vitesse.

Et quand un drone est au dessus de nos têtes, compliqué de le voir ou de le savoir puisqu’ à plus de 80m, un drone est presqu’aussi gros qu’un oiseau de petite taille!

Réglementation drone dans le domaine professionnel

La réglementation drone en France pour les professionnels des métiers du drone.

Il existe à ce jour deux textes qui sont destinés à l’usage du drone en loisir et professionnel, entre aéromodélisme et activité particulière.

Ce sont deux domaines totalement différents mais sont tout autant restrictifs. Ils viennent renforcer la première réglementation de 2012.

Ces deux textes du 17 décembre 2015 définissent donc désormais la réglementation pour l’usage de drones :

  • un arrêté relatif à la conception, aux conditions d’utilisation et aux qualifications des télépilotes.
  • un arrêté relatif aux conditions d’insertion dans l’espace aérien.

Ils distinguent deux types d’utilisateurs en fonction, non pas des machines elles-mêmes, mais de l’utilisation qui en est faite :

– Lorsque cette utilisation est limitée au loisir et à la compétition, on parle d’aéromodèles, gamme dans laquelle les drones non professionnels et utilisés pour le loisir ou la compétition, rejoignent des types d’aéronefs connus et règlementés depuis des dizaines d’années.

– Pour les autres utilisations, dans un contexte professionnel on parle d’activités particulières ou, pour les vols de développement ou de mise au point, d’expérimentation.

Depuis 2012 la DGAC a élaboré une réglementation souple et évolutive. La réglementation drone est définit par le terme « Aéronef qui circule sans personne à bord ».

L’utilisation en extérieur d’un drone professionnel, est considérée comme une activité aérienne et relève donc de la réglementation applicable à l’aviation civile.

La réglementation identifie 4 scénarios différents selon la zone dévolution. Tout vol en dehors de ces 4 scénarios ne peut être envisagé.

L’exploitant doit être une personne morale (société ou association). Les télépilotes doivent détenir un certificat d’aptitude théorique  de pilote civil (ULM, avion PPL, etc ….)

Les scénarios opérationnels S1,S2,S3,S4

S 1 :

  • Utilisation du drone en zone non peuplée, sans survol de tiers.
  • A vue.
  • A une distance horizontale max de 200M et de 15M en hauteur.
  • Le drone ne doit pas dépasser 25 kg.

S 2 :

  • Utilisation du drone en zone non peuplée.
  • Hors vue.
  • A une distance horizontal de 1km maximum et de 150M en hauteur pour un drone moins de 2kg, et de 50M si le drone dépasse les 2kg.
  • Pour ce scénario toute la zone d’évolution du drone doit être vide pour toute la durée du vol. Le survol de tiers est totalement interdit pour les 3 scénarios.

S 3 :

  • Utilisation du drone en zone peuplée.
  • A vue.
  • A une distance horizontale de 100M et de 150M en hauteur.
  • Le drone ne doit pas dépasser 8kg et parachute obligatoire (sauf pour les drones pesants moins de 2kg).

S 4 :

  • Utilisation du drone en zone non peuplée.
  • Hors vue
  • A une distance horizontale infinie et de 150M en hauteur.
  • Le drone ne doit pas dépasser 2kg.
  • Avoir une licence de pilote de planeur, d’avion ou d’hélicoptère avec au moins 100 heures de vol en tant que commandant de bord.

La réglementation du vol hors vue, S2 (drone qui peut être piloté par une personne n’ayant pas vue directe sur l’aéronef), c’est à dire vol en immersion, ou en FPV, est très précise. Il faut alors qu’une seconde personne qui est réglementairement considérée comme télépilote, soit capable de reprendre les commandes.

La consultation par le télépilote d’un retour sur écran (ou de tout autre écran de contrôle) n’est pas considérée comme du vol en immersion nécessitant une deuxième personne si le télépilote, par un circuit visuel approprié, conserve une perception suffisante de l’aéronef et de tout son environnement.

Le vol de nuit est interdit, sauf dérogation accordée par le préfet, après avis de la DSAC et du service de la défense territorialement compétent. La nuit débute 30 minutes après le coucher du soleil, et se termine 30 minutes avant le lever du soleil.

La réglementation drone dans les pays européens.

Cette réglementation française s’applique à tout vol sur le territoire français. Pour évoluer dans un autre pays Européen renseignez vous bien sur la législation en vigueur :

Allemagne : les règles sont simples, pas plus de 100m d’altitude, vol à vue, survol interdit des zones industrielles, les prisons, les installation militaires, les centrales électriques, les routes fédérales et les voies de chemin de fer, ainsi que les rassemblements et les commissariats de Police. Il faut prévenir les autorités lors d’un vol.

Autriche : licence de vol obligatoire.

Belgique : Le vol loisir est interdit. Pour un drone de plus de 1kg, il faut une licence et un certificat médical, et être majeur !

Chypre : Il faut réaliser une demande d’autorisation pour faire des prises de vue aérienne au moins 10 jour avant. Hauteur max 30 m et 150 m de distance horizontale si le drone fait moins de 2kg. Il faut être à plus de 150 m d’un rassemblement de plus de 1000 personnes.

Croatie : Vol autorisé dans les zones inhabitées. Interdiction de survoler les populations et être à plus de 150m de groupes de personnes.

Danemark : C’est un peu comme chez nous. 150m d’altitude, plus de 8km d’un aéroport, 5km d’une base militaire, 150 des habitations, 100 m d’altitude.

Espagne : Jusqu’à récemment les drones étaient interdits sans autorisation de l’AESA. Mais on peu désormais les utiliser si on respecte l’interdiction de voler au dessus des villes ou rassemblements, garder le drone en vue.

Finlande : Le permis de vol est obligatoire !

Grèce : Pas besoin de permis pour voler ! Il faut respecter 3km de distance des aéroports, les bâtiments, les zones publiques. L’altitude maximale est plafonnée à 120m.

Irlande : C’est possible de voler en Irlande si on respecte les règles suivantes : Survol de tiers interdit. Distance max 300m mais plus de 30 m des personnes, véhicules ou autres. Plus de 5km d’un aérodrome. 120m d’altitude max. Zone urbaine interdite. Seulement si vous avez l’autorisation du propriétaire du terrain et toujours garder en vue le drone.

Italie : 70m d’altitude. 150m de distance. Ne rien transporter avec le drone. Interdiction au dessus des foules, parc nationaux, zone urbaine, voies ferrées et usines. 8km des aéroports. Vol de jour uniquement. Drone de moins de 25kg seulement.

Lettonie : Il n’y a pas vraiment de loi. Mais bon pas de soucis pour voler partout sauf interdiction de voler au dessus des gens. Si vous volez en FPV, il faut utiliser une radio pour communiquer avec les pilotes d’avion.

Luxembourg : Si votre drone fait plus de 2 kg, il faut une autorisation. Vol à vue. Vol de nuit interdit, accord du propriétaire du terrain, Respect de la vie privée. Altitude max, 50m. Interdiction de survoler les personnes ou animaux, zones sensibles (militaires, accidents, autoroutes), distance max d’un aéroport 5km, 2km pour aérodrome.

Malte : licence de pilote et homologation obligatoire.

Norvège : Licence de pilote et de photographie aérienne obligatoire.

Pays Bas : Licence obligatoire, homologation obligatoire.

Pologne : Vol à vue, attention aux aéroports, pas au dessus des gens, pas en ville ni à coté des routes.

Portugal : A priori, pas très limitatif. Sauf voler en dessous de 500m et loin des aéroports.

République Tchèque : Vol de loisir autorisé mais à plus de 150m des habitations.

Roumanie : Le drone doit être homologué et immatriculé. Si immatriculé en France pas de soucis ! Assurance obligatoire et autorisation de vol.

Slovaquie : Il faut un test théorique et pratique pour avoir la licence de vol. Ensuite une demande pour voler coûte 600€…

Slovénie : Tout comme la Slovaquie.

Suède : Il n’y a pas de restriction particulière SAUF qu’on ne peut pas voler partout. Le gouvernement suédois commence à les bannir de plus en plus.

Voilà les détails des scénarios en vigueur sur le territoire français.

Très prochainement, nous établirons un article sur les documents qu’un pilote de drone doit réaliser et avoir en sa possession.

Problème sur batterie Phantom 4

Les batteries de Phantom 4 bloquent sur deux leds qui clignottent, impossible de les éteindre.

Il semblerait, que, depuis la dernière mise à jour du drone Phantom 4, certaines batteries se mettent en défaut.

Pas de panique, France-drone va vous expliquer comment faire avec une procédure simple qui vous permettra de retrouver le bon fonctionnement des batteries de votre drone.

La procédure de réinitialisation de votre batterie de phantom 4 se fait en 3 étapes

  1. Cliquez sur le bouton rond et restez appuyer pendant au moins 30 secondes.
  2. Ensuite, glisser la batterie dans le drone tout en restant appuyer.
  3.  Et pour finir allumez la radiocommande avec l’application DJI GO ouverte.

Si la procédure ne fonctionne pas dès la première fois, n’hésitez pas à la refaire plusieurs fois.

A priori, ça devrait fonctionner, si ce n’est pas le cas vous pouvez nous laisser un message, nous essaierons de vous trouver une autre solution. Nous constatons que ces problèmes se manifestent surtout pendant les grands froids de ces derniers jours.

En tous les cas, c’est à la base un problème de conception, donc si vous avez le problème qui se reproduit à plusieurs reprises, renvoyez les à votre revendeur en lui demandant de les remplacer. Les batteries sont trop stratégiques pour avoir des problèmes en vol!

 

 

 

 

Choisir la bonne batterie pour son drone, les notions à connaître pour tout comprendre

Un drone a besoin d’une batterie pour voler ce n’est pas nouveau, mais il faut trouver le bon ratio entre le poids, la puissance exigée par les moteurs et la capacité de la batterie.

Ce qu’il faut donc regarder, c’est finalement l’étiquette de votre lipo;)

Bon, on parle de batterie lipo, mais qu’est ce que ça veut dire? En fait lipo, veut dire li-po, li pour lithium et po pour polymères.

En fait, quand on parle de lipo, c’est Lithium polymer battery, un grand mot pour les passionnés de mécaniques, mais tout ça reste bien de la chimie puisque la batterie, c’est un accumulateur

Ca se résume en trois éléments:

  • La tension (avec le nombre de cellules)
  • La capacité
  • La décharge

La tension d’une batterie de drone : Comment ça marche.

C’est le fameux voltage qui est affiché sur les batteries sur les batteries. Ces voltages sont regroupés dans des cellules qui font 3,7 volts, c’est pour cela que vos batteries lipo affichent des « cells ». C’est à dire des blocs de 3,7 volts. Comme ils sont en série, on rajoute « S ».

Conclusion : Une batterie, comme sur l’image, qui indique 6 cells veut dire que c’est du 6X3,7 volts : 22,2 volts. La tension livrée par la batterie est donc de 22,2 volts.

La capacité de la batterie en milli Ampère/heure (en mAh)

Rien de très compliqué, la capacité de votre batterie permet de savoir combien de temps vous allez tenir. Plus elle est importante plus vous aurez de temps (pour une batterie comparable à même voltage).

Mais il ne suffit pas de prendre le maximum pour que ça marche. Car comme un réservoir, plus la taille augmente, plus le poids sera important. Il faudra donc choisir le bon compromis avec le poids du drone.

La décharge d’une batterie lipo, mesurée en C.

La décharge, c’est surtout ce que je vais pouvoir livrer aux moteurs de mon drone. En gros, si on a 15C comme sur l’image, ca veut dire qu’on peut délivrer 15 fois la capacité indiquée. C’est un élément essentiel pour choisir une batterie pour un drone. Avec une batterie insuffisante le moteurs vont tirer plus fort pour faire gonfler les batteries. Un peu plus, c’est pas grave, mais la durée de votre batterie sera plus faible. Après, il faut se rappeler qu’en drone, il est important de ne pas voler avec des batteries mal adaptées. En cas de surchauffe, l’accident est vite arrivé.

Le Bebop 2 de chez Parrot, la meilleure référence du marché à moins de 500€

C’est une question plutôt posé par les particuliers, mais en tant que professionnel, avoir une machine peu coûteuse  permet parfois de sauver des missions. Les crashs sont rares, mais on est pas à l’abri d’un problème au décollage, ou à l’atterrissage.

La plupart des demandes que nous avons sont de savoir s’il y a des drones achetables à moins de 100 ou 200 euros.

Je sors donc de la discussion les « jouets », c’est à dire les drones qui n’ont pas de GPS. Ces drones ne sont que des quadricopters qui ne méritent pas l’appellation drone dans la mesure ou sans pilote, ils ne peuvent pas vraiment travailler.

Donc pour travailler avec un drone de secours, il faut au moins que le drone soit stabilisé, et que la caméra soit de bonne qualité.

Alors à moins de 500€, le réflexe Phantom, de chez DJI, même dans sa version plus simple, ne s’applique pas. Tout compris, c’est un drone, même pour la version 3, qui coute un peu moins de 600€.

C’est donc pour nous le bebop 2 de chez Parrot qui présente les meilleures avantages. Autonomie de 25 minutes, guidé par GPS et Gyroscope, ce sont les premières qualités attendues pour un drone.  Le capteur ultrason permettra également de stabiliser le drone en intérieur.

Il présente d’ailleurs un véritable avantage par rapport aux phantoms qui ne sont pas tous équipés de ce système.

Bref, si nous trouvons que la qualité du Bebop 2 est inférieur sur la vidéo pour des mouvements de type transversal, c’est tout de même de la bonne qualité. Enregistrement en 1980X1080 p, avec le stabilisateur de la caméra, on est bien loin du premier parrot.

C’est donc un drone pratique qui peut rendre service que les professionnels ont tendance à mettre de côté.

C’est pourtant le choix de pix4D puisque l’application Pix4D capture propose même un accès direct au drone qu’il connait, repère et utilise donc pour de la photogrammétrie.

Voilà pour notre choix. Les puristes diront que ce n’est pas un S900 couplé à un GH4, mais la question est de savoir si le meilleur du drone est systématiquement nécessaire;)